The Doors, L.A. Woman

Un baroud d’honneur

6e et dernier album studio des Doors, L.A. Woman sort en avril 1971, alors que Jim Morrison menaçait de quitter le groupe suite aux accusassions de blasphème et d’attentat à la pudeur lors du fameux concert de Miami. Convaincu de resté par Ray Manzarek, c’est à la suite du procès que les Doors entrent en studio en novembre 1970, chez Sunset Sound Recorders à Los Angeles pour enregistrer L.A. Woman, Riders On The Storm et Love Her Madly, des titres qui seront salués comme un retour aux sources. Brouillés avec Elektra Records suite à la sorti sans l’autorisation du groupe d’une compilation commerciale, 13, les Doors furent contraints de signer malgré tout cet album avec Paul A Rothchild. Ce dernier abandonna néanmoins les enregistrements, mécontent de la qualité de Love Her Madly.

Les Doors ont donc coproduit ce dernier album avec leur ingénieur du son Bruce Botnick et c’est accompagnés de Jerry Scheff, bassiste d’Elvis Presley, et du guitariste Marc Benno qu’ils livrèrent l’un de leur meilleurs album à mon sens. Jim n’est plus un sex symbol, il est gros, barbu, et mal lavé, mais il révèle toute sa puissance !

Le 11décembre 1970, les premiers morceaux rencontrent un vrai succès sur scène à Dallas, mais le concert du lendemain à La Nouvelle-Orléans avec un Jim ivre mort fut leur dernière prestation live. Le groupe retourne alors en studio terminer l’enregistrement de l’album. Le single Love Her Madly parait en mars 1971 et atteint le top 20 des charts ! La face B fut occupée par Don’t Go Further chanté par Ray Manzarek.

The Changeling pour le son urbain et jazz n’ blues ;
L.A. Woman, tellement cinématographique ;
Riders On The Storm qui sonne véritablement comme un ultime morceau.


C’est Jim Morrison qui est à l’origine de cette pochette extrêmement simple. Fâché de la pochette de 13, cette compilation commerciale sortie sans son accord, sur laquelle il était représenté plus jeune et élancé, il souhaitait apparaitre ici tel qu’il était. Par ailleurs fatigué des mises en scènes des autres albums, il voulait que le public y voit un groupe sans artifice.

Ray Manzarek raconta plus tard que lors de la prise de vue Jim, ivre, était assis une bouteille de whisky sur les genoux. Selon lui, on pouvait y voir la fin imminente du chanteur. Il meurt à Paris le 3 juillet 1971, il est enterré au Père Lachaise. 

Il existe plusieurs versions de cette pochette : Avec des coins plus ou moins ronds, un bordeaux plus soutenu avec l’image inversée horizontalement et même avec une photo blanche au lieu de jaune.

Un détail marrant que l’on retrouve sur tous les albums studio des Doors est la présence d’une chenille sur le label des singles et d’un papillon sur celui des albums.

Alors, pourquoi commencer par vous parler du dernier Album ? Et bien, parce que c’est avec lui que j’ai découvert les Doors. Il faisait partie de la collection de mon papa. Je l’ai écouté quand j’étais ado, j’en suis tombé fan et il me l’a offert. C’était mon premier 33 tours. Par la suite j’ai amassé une belle collection de disques des Doors et d’autres groupes de l’époques !

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